Au lendemain du vote pour une taxe des boissons énergisantes à l´Assenblée nationale, une mère de famille souhaite faire interdire le Red-Bull en France. Une enquête estime que la mort de sa fille serait due à la consommation de cette boisson avec de l´alcool.

 

Suite au décès, L´Agence de sécurité sanitaire (Anses) a lancé une série d´enquêtes autour du Red Bull et autres boissons de ce genre. Dans un rapport, l´Anses estime que la crise cardiaque qui a entraîné la mort de la jeune fille serait due à ce mélange.

 

Après l´annonce de ce rapport, Gérard Bapt, député PS, a relancé le débat sur la taxe des boissons énergisantes à hauteur d´un euro par litre. Depuis le 24 octobre, l´amendement a été adopté à l´Assemblée nationale, mais la proposition devra encore passer par le Sénat et le Conseil constitutionnel avant d´être définitivement valable. Si la piste de la taxe est aujourd´hui envisageable, l´interdiction du Red Bull demble toutefois compromise.

 

Jusqu´en 2008, la vente de Red Bull était interdite en France. En 2008, l´Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (Afssaps, aujourd´hui Anses) a remis quatre avis négatifs concernant la présence d´ “éléments inquiétants” autour des boissons énergisantes, notamment de leur forte teneur en taurine, pouvant provoquer des troubles cardiovasculaires, psycho-comportementaux et neurologiques.

 

L´Etat a alors refusé la commercialisation du Red Bull dans l´Hexagone avant de recevoir un avis européen. La société a traîné l´affaire en justice et a réclamé 300 millions d´euros d´indemnités. Le ministère des finances s´est finalement chargé de l´affaire et Bercy a autorisé une version allégée en taurine du Red Bull.

 

 

 

Source : Réponse à Tout