Selon le dernier bulletin épidémiologique diffusé par l´Institut de veille sanitaire, le nombre de cas de chikungunya a augmenté en une semaine de 34 % en Martinique. La maladie progresse également à Saint-Martin, Saint-Barthélemy et en Guadeloupe.



D´après le dernier rapport de la Cellule interrégional d’épidémiologie (Cire) Antilles-Guyanne diffusé en fin de semaine dernière, l’épidémie de chikungunya progresse aux Antilles. En sept jours, le nombre de cas diagnostiqués a augmenté de 34 % en Martinique. Le Directeur général de la santé, Benoît Vallet, a pris la décision de se rendre dans les zones infectées pour tenter de stopper au plus vite la maladie.

Chikungunya : en Martinique, l’épidémie progresse jour après jour

Le chikungunya est une maladie infectieuse transmise par les moustiques du genre Aedes. Elle se caractérise par d’intenses douleurs articulaires et musculaires. Les îles concernées par l’épidémie sont Saint-Martin, Saint-Barthélemy, la Martinique et la Guadeloupe. Saint-Martin, la zone la plus touchée, a été placée en état d’« épidémie généralisée » : l´Institut national de veille sanitaire (InVS), dont dépendent les Cire, a recensé depuis décembre 1 025 cas « cliniquement évocateurs » et 601 « cas probables ou confirmés » ainsi qu’un décès.

La situation s’aggrave également du côté de la Martinique, avec plus de 1 480 cas cliniquement évocateurs et 518 cas probables ou confirmés. Les consultations de médecins en ville progressent encore, « preuve de l´extension de l´épidémie », souligne l’institut.

En Guadeloupe, « on assiste à une augmentation de la circulation virale », note l’InVS dans son rapport. 790 cas cliniquement évocateurs et 175 cas probables ou confirmés ont été enregistrés. Le département est en phase de « transmission autochtone modérée ». La progression de l’épidémie reste aussi modérée à Saint-Barthélemy (83 cas probables ou confirmés, 215 cas cliniques).

Chikungunya : la métropole est actuellement à l’abri d’une épidémie

Le Directeur général de la Santé est actuellement sur place. Il devrait prochainement mettre en œuvre différentes mesures « pour protéger la population et lutter contre les moustiques vecteurs [de la maladie] ». Pour l’instant, le risque d’un développement du chikungunya en métropole est minime mais les autorités sanitaires restent prudentes.

 

L’espoir d’un anti-virus.Financée par la Banque asiatique de développement et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), une technique pour lutter contre le chikungunya est actuellement en cours de développement en Asie. Le principe : placer dans les réservoirs d’eau potable des poissons d’eau douce, qui agissent comme un tampon entre le virus et la population. Les animaux se nourrissent des larves de moustiques, l’un de leurs mets préférés, sans mettre en péril la qualité de l’eau. Les premiers résultats des tests sont plutôt encourageants.

 

 

 

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