Les cheminots d'origine marocaine de la SNCF réclament justice

Le tribunal des Prud’hommes de Paris doivent décider aujourd’hui même, lundi 21 septembre, sur la plainte déposée par près de 830 cheminots marocains. Ces derniers estiment être victimes de discrimination de la part de la SNCF.

 

En effet, les travailleurs d’origine marocaine employés en tant que contractuels dans les années 70 pensent avoir été pénalisés dans leur carrière. Ceux-ci ont pu constater que leurs homologues français évoluaient professionnellement et que leurs salaires étaient plus importants alors qu’ils effectuaient le même travail.

 

C’est au moment de la retraite que la différence est plus flagrante car les pensions des cheminots marocains sont 3 fois moins importantes que celles des employés de nationalité française.

 

D’après l’avocate des travailleurs marocains, Maître Clélie de Lesquen, il ne s’agit pas de racisme mais d’inégalité de traitement. A travail égal, le salaire doit être identique. L’avocate estime que les dirigeants de la SNCF ont fait des économies grâce aux cheminots marocains. Ces derniers réclament la somme de 400 000 euros chacun en dommages et intérêts.

 

La SNCF n’a pas souhaité faire de déclaration à ce sujet même si lors du procès, en mars dernier, celle-ci n’était pas d’accord avec la somme réclamée par les plaignants. Il faut savoir de plus, qu’un cheminot contractuel gagne 25 % de moins qu’un cheminot au statut alors qu’ils font exactement le même travail.

 

Eric Chollet de la CFDT a ajouté que ce procès pouvait être une bombe financière mais aussi sociale car sur 160 000 employés, 120 000 d’entre eux sont contractuels.

 

Il faudra attendre que les Prud’hommes se prononcent  pour en savoir plus…