Le PDG de Renault-Nissan assure que la priorité est de sauvegarder l'alliance des 2 groupes

Lors d’un entretien à l’AFP, Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan a expliqué que la priorité pour tout le monde était de garder l’alliance entre les 2 groupes. Cette déclaration intervient suite à la mise en garde d’Emmanuel Macron, le ministre de l’économie français. Carlos Ghosn a insisté sur le fait que l’alliance entre Renault et Nissan se développe depuis déja 16 ans  et qu’il s’agissait de la meilleure chose aussi bien pour l’un que pour l’autre, dû aux énormes avantages.

 

Le PDG n’a pas voulu commenter les informations filtrées par la presse annonçant la volonté de Nissan de modifier cette structure d’alliance. Le constructeur japonais voudrait notamment contrer l’influence de l’Etat français au sein du groupe Renault.

 

Renault, Nissan ainsi que d’autres actionnaires veulent fortifier l’alliance selon les paroles du dirigeant et espèrent trouver des points de convergence afin de continuer la progression.

 

Le ministre de l’économie avait mis en garde la marque au losange en insistant qu’il ne fallait pas destabiliser l’alliance des 2 groupes avec des changements ou des modifications de gouvernance car ceci pourrait créer des conflits d’intérêts.

 

Concernant le groupe, Nissan est allié de Renault depuis 1999 et possède 15% du capital de ce dernier. Quant au français, celui-ci possède 43,4% de Nissan. L’Etat détient également 15% du capital de Renault.

 

La presse a aussi filtré la possibilité de voir Renault en dessous de la barre des 40% des parts de Nissan, ce qui permettrait alors au japonais d’avoir des droits de vote à l’assemblée générale des actionnaires.