La SNCF fait appel suite à sa condamnation au sujet des cheminots chibanis

En tant que dommages et intérêts, la SNCF avait été condamnée le 21 septembre dernier à payer 170 millions d’euros pour discrimination envers les cheminots d’origine marocaine. La société ferrovière n’avait pas accordé le statut de cheminot à ces derniers alors qu’elle les avait fait venir du Maroc dans les années 70.

 

Une grande partie des travailleurs chibanis, au total plus de 830, qui sont aujourd’hui âgés avaient déposé des recours comme quoi leur carrière avait été bloquée mais aussi au niveau de leur retraite. C’est alors que le Conseil des Prud’hommes de Paris avait prononcé sa décision en leur donnant la raison. La SNCF pour sa part a annoncé lundi faire appel à cette condamnation.

 

Cet appel bloque le versement des indemnités aux cheminots. Le syndicat SUD-rail a exprimé sa consternation en expliquant dans un communiqué que ceci confirmait de nouveau le mépris de la SNCF envers ces travailleurs.

 

L’avocate des cheminots quant à elle, a estimé que la société ferrovière a attendu jusqu’au dernier moment  pour faire appel à cette décision. Aussi elle espère que les dernières décisions seront meilleures devant la cour d’appel et insiste sur le point que la SNCF risque une amende encore plus lourde dûe au préjudice de retraite de ces employés.

 

Concernant les travailleurs immigrés, ceux-ci demandaient environ 400 000 euros de dommages et intérêts. Pour un cheminot marocain, la retraite est trois fois moins que celle d’un cheminot au statut, c’est à dire 874€ contre 2379€ pour le même travail et le même temps travaillé.

 

La SCNF a indiqué à son tour dans un communiqué que ces décisions ne sont pas justifiées et que le Conseil des Prud’hommes n’avait pas tenu compte du traitement équitable  ainsi que les éléments fournis par cette dernière.

 

Une fois de plus, il faudra attendre que la justice prononce son dernier mot...