Le retour de PSA Peugeot Citröen en Iran coûtera 430 millions d'euros

430 millions d’euros, c’est ce que le constructeur automobile français devra payer en tant qu’indemnités à l’Iran pour les pertes lors de son départ en 2012.

 

Le retour de PSA Peugeot Citröen a été annoncé pendant la visite d’Hassan Rohani, le président iranien, fin janvier en France. Le groupe français retourne en Iran pour créer une coentreprise avec le constructeur Khodro.

 

Les indemnités infligées au constructeur ne seront pas payées en cash sinon sous forme de services ou de remises a indiqué le directeur exécutif d’IKCO, Hashem Yekke-Zare. La mise en place de sanctions sur le nucléaire iranien avait été la cause du départ de Peugeot en 2012.

 

PSA a été présent en Iran pendant 35 ans et son départ du pays avait crée des tensions. D’ailleurs Carlos Tavares, le PDG de Peugeot Citröen a négocié le retour du groupe pendant un an et a indiqué qu’il a fallu beaucoup d’efforts pour se faire pardonner.

 

Le groupe va commencer par livrer des pièces pour les modèles fabriqués en Iran pour une valeur de 25 millions d’euros. Le reste du montant des indemnités sera payé sous forme de formation du personnel ou encore la modernisation des installations…

 

En 2017, à partir du 2ème semestre, la coentreprise formée par PSA et Khodro produira dans un site à Téhéran à peu près 200 000 véhicules de la marque Peugeot, en concret les 208, les 2008 et les 301. Les pièces de ces modèles seront fabriquées dans cette usine. Dans l’accord signé, une autorisation a été acceptée afin de pouvoir exporter cette production au Moyen-Orient.

 

Le groupefrançais souhaite un retour prometteur. En 2011, le constructeur avait vendu près de 460 000 véhicules en Iran. D’après les experts du secteur, les ventes pourraient passer de 1,1 million de véhicules  en 2015 à 2 millions dans un futur.

 

L’Iran pourrait servir favorablement au groupe PSA comme base pour son expansion et accroissement  en Afrique et au Moyen Orient. D’ici 2025, la marque française souhaite vendre 1 millions de véhicules en Afrique, c’est à dire u taux 5 fois supérieur à l’actuel.