Grogne des conseillers à La Banque Postale

La course au Graal n'est pas si simple, c’est ce que vit actuellement le groupe de La Banque Postale avec des grèves venant entachées l'activité de la toute nouvelle banque.

Les conseillers de La Banque Postale exprime leurs inquiétudes et leurs mécontentements suite à la pression émise par la direction pour atteindre les objectifs du groupe.

Le 10 avril dernier, près de 10 000 conseillers bancaires avaient été appelé par les 6 syndicats (UNSA, CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD) afin de maintenir une journée de grève contre les conditions de travail auxquels font face les employés de la filiale bancaire de La Poste et ce sont environ 26% d'entre eux qui ont répondu à l'appel.

Les syndicats dénoncent la pression émise par la direction pour arriver au 7 milliards de revenus issus des métiers bancaires et trouve abusives les nouvelles conditions dans lesquelles les conseillers doivent travailler. Certains peuvent recevoir jusqu'à 25 rendez vous par semaine et une quinzaine de ces rendez vous doivent aboutir à une souscription. Pour Patricia Nadaud, secrétaire national FO du réseau La Poste, cette cadence n'est pas gérable surtout que les conseillers doivent aussi faire face aux autres problèmes liés aux métiers bancaires comme les clients insatisfaits des rendements des assurances vies ou de leur taux de crédit immobilier.

En question également, la formation des employés aux nouveaux produits, pour les syndicats, ces formations sont trop courtes et parfois mal acquises, rendant la transition vers ces nouvelles activités très difficile.

Lors de la présentation des résultats annuels, Rémy Weber, président du directoire de la Banque Postale avait indiqué : «Nous menons une transformation énorme avec des formations sans précédent. Tout cela en restant dans des endroits difficiles avec des services de gestion du cash pour nos clients. Nous le faisons même quand cela n'est pas rentable car nous sommes la banque du service public ».