La hausse de la TVA sur les transports publics va entraîner une augmentation des tarifs sur le réseau francilien. Les prix fixés par la RATP en Île-de-France devraient grimper de 3 % au premier janvier 2014.



Si les Pékinois ont la possibilité de payer leur ticket de métro avec des bouteilles en plastique vides, les Franciliens vont devoir mettre, un peu plus encore, la main à la poche. La hausse de la TVA de 7 à 10 % sur les transports en commun va être répercutée sur les tarifs de la RATP en Île-de-France. Ils devraient augmenter de 3 % au 1er janvier 2014. La nouvelle grille tarifaire sera votée le 11 décembre par le Syndicat des transports d´Île-de-France (Stif).

 

Le Pass Navigo deux zones a augmenté de 10,50 euros en trois ans

Dans le détail, les usagers devront payer deux euros de plus par mois pour le pass Navigo deux zones (67,10 euros), soit une hausse de 10,50 euros en trois ans. Pour la carte permettant de circuler dans les zones 1 à 4, le coût mensuel passera de 102,30 euros à 105,40 euros. Le forfait Imagine R, lui, devrait être de 324,90 euros pour la période 2014-2015 euros (zones 1 et 2, montant annuel), contre 315,30 euros en 2013-2014. Quant au carnet de dix tickets, il coûtera 13,30 euros au lieu de 13,70 euros. La Région fait un petit geste pour « les ménages les plus modestes » : le prix du ticket à l’unité ne changera pas et restera bien à 1,70 euro.

Les abonnements Mobilis, Ticket Jeune Week-end et Paris Visite (forfaits de courte durée) devraient eux aussi être touchés par une hausse des tarifs de 3 %. Par ailleurs, le prix d’Orlybus passera de 7,20 à 7,50 euros, celui de Roissybus de 10 à 10,50 euros et le ticket pour un trajet en navette Orlyval coûtera 30 centimes de plus (9 euros au lieu de 8,70).

La Région cherche à protéger au maximum le pouvoir d’achat des Franciliens

Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d´Île-de-France et du Stif, est opposé à la hausse de la TVA sur les transports publics. Voilà pourquoi il s’est engagé à ne pas augmenter les prix en dehors de la hausse mécanique liée à la taxe, « pour protéger au maximum le pouvoir d´achat des Franciliens ». Pour financer la totalité de ses projets, la Région aurait dû prévoir une hausse des tarifs plus importante, de l’ordre de 5-6 %. « Cela aurait un coût trop important pour les usagers », estime-t-elle. D’autres leviers devraient ainsi être mis à contribution pour assurer ses investissements et combler les 100 millions de perte engendrés par la hausse de la TVA.

 

 

 

 

 

Source : Réponse à Tout