Bras de fer entre l’Union Européenne et Londres

L’Europe réagit au projet de loi de Boris Johnson

C’est un revirement de situation qui relance les hostilités entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni à quelques semaines de l’échéance. Alors que la situation semblait être plus calme, le projet de loi de Londres concernant notamment le marché intérieur fait bondir l’Union Européenne. Alors que Londres semble rester sur ses positions, Maros Sefcovic (Président de la Commission Européenne) a même fait le déplacement pour exprimer de « vives inquiétudes » vis-à-vis de la stratégie adoptée par le Royaume-Uni. Plus d’informations à lire sur le sujet via les propos relevés depuis le journal Le Figaro.

Pour résumer les faits, mercredi de cette semaine Londres remet à l’union Européenne un dossier sur les modalités du retrait et revient sur certains engagements pris. Le lendemain, Maros Sefcovic a fait le déplacement et a fait la rencontre de Michael Gove, Ministre britannique afin de faire partager ses inquiétudes sur la suite des négociations. En effet, celui-ci revendique des « clarifications » quant à l’application des accords prévus et en les respectant scrupuleusement. Il semble que Londres assume pleinement ce revirement de situation, bien que cela constitue une « violation » sur les accords prévus ce qui complique les relations entre le Royaume-Uni et l’Europe.

Une sortie compliquée et des relations tendues

Depuis plusieurs mois que le Royaume-Uni est officiellement sorti de l’Union Européenne, les deux territoires doivent respecter leurs engagements et cela concerne plusieurs domaines comme le commerce, la sécurité internationale et la coopération entre les pays. Mais au dernier moment, le Royaume-Uni semble changer d’avis et l’annonce sans même consulter l’union Européenne au préalable. Résultat ? Des relations fortement compromises et une vive tension qui surgit. Les choses ne s’arrêtent pas là puisque la Présidente de la Commission Européenne (Ursula Von Der Leyen) évoque que cette violation entache fortement la confiance qui avait été établie.

Le pire c’est que l’Europe ne se dit pas non plus étonnée par le « comportement » de Londres et change le ton. Pour faire simple, la balle est dans le camp du gouvernement Britannique qui a un mois (jusque le mois d’octobre) pour trouver une autre solution et pour « revenir sur ses engagements » et emploie des propos menaçants. En effet, dans le cas contraire l’Europe pourrait engager des poursuites contre le Royaume-Uni pour « violations des obligations légales contenues dans le texte ». Le divorce tournerait-il au vinaigre ? Si une solution n’est pas trouvée, la Cour de Justice de l’Union Européenne pourrait intervenir et des sanctions financières pourraient être décidées.

D’autres réunions devraient avoir lieu entre homologues, mais le torchon brûle et les États-Unis s’en mêlent aussi. En effet, Nancy Pelosi (Présidente de la Chambre des Représentants des États-Unis) s’est elle-même insurgée contre Boris Johnson en menaçant à son tour que si la situation perdure, il ne faudra pas compter sur les États-Unis pour de futurs accords commerciaux avec le Royaume-Uni. Voilà voilà, à présent attendons de voir comment réagira le gouvernement Britannique en sachant que dans moins d’un mois une solution devra être trouvée.

Plus d’infos depuis ce lien pour retrouver l’article paru dans Le Figaro.

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