Le coronavirus et l'enseignement supérieur

Des clusters dans l’enseignement supérieur ?

La Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal vient de faire parvenir un communiqué officiel, dans lequel elle alerte sur la présence de nouveaux clusters en France. Cette fois-ci c’est l’enseignement supérieur qui est concerné à l’heure où les étudiants font progressivement leur rentrée. Comment appréhender cette délicate situation sanitaire ? Avec les sources du média Le Parisien, voici plus amples informations sur la situation actuelle.

Constat loin d’être surprenant…

Selon le fameux communiqué de presse de Frédérique Vidal, on ne dénombrerait pas moins d’une dizaine de clusters en France depuis la semaine dernière. Rappelons que selon les régions et les établissements d’enseignement supérieur, la rentrée a déjà commencé. Pour faire le point, rappelons qu’un « cluster » est un anglicisme qui signifie « grappe » ou « regroupement » et le gouvernement Français se sert de cette dénomination pour se référer aux foyers actifs épidémiques (covid-19) sur tout le territoire Français.

Autrement dit alors que la moitié des étudiants n’est pas encore retournée sur place, on remarque que le covid-19 revient en force. Dans certains établissements on remarque même que les cours sont pour le moment suspendus, avant d’être mis en ligne. Dans le communiqué en question, Frédérique Vidal rappelle qu’il en va de la responsabilité de chacun de limiter la propagation du virus. Elle assure également que « tout le personnel des établissements » se mobilise déjà au maximum, pour permettre une rentrée « présentielle » optimale, mais les nouveaux cas de clusters inquiètent fortement.

Une cause à ces nouveaux clusters ?

Toujours d’après le gouvernement en représentation de la Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la plupart des nouveaux cas résulteraient de « rassemblements à caractère privé » voire à un éventuel « relâchement des consignes sanitaires ». Il est donc nécessaire de rappeler que la crise sanitaire est toujours présente et qu’avec la fin de l’été et la reprise scolaire et/ou professionnelle, de nouveaux cas de contagion se multiplient. Il est donc primordial de redoubler de vigilance et de maintenir les principaux gestes barrière.

On estime plus de 200 nouveaux clusters depuis le 9 mai 2020 en France.

La fin des regroupements étudiants ?

Il semble que oui c'est évident. Le plus judicieux est de bien comprendre que nous sommes dans une situation exceptionnelle, avec des mesures qui le sont tout autant. Pour donner un exemple concret, au sein de l’Université de Rennes-1 les soirées étudiantes et les journées d’intégration sont toutes annulées et pour cause. On comptabilise déjà « 43 cas de coronavirus » sur le campus depuis la semaine dernière. Enfin, les investigations sanitaires ont conclu à une contamination engendrée par les rassemblements étudiants pour la majorité. L’université a donc pris les choses en main et surveille de près tout éventuel rassemblement en y mettant fin pour le bien collectif.

Vers des cours en ligne ?

C’est la question qui revient sans cesse et qui semble pourtant etre la solution. Cela permettrait d’éviter une surcharge des étudiants sur place et donc une facilité de contagion, encore faut-il que les cours soient disponibles en ligne ? C’est tout le problème et ce, quel que soit le niveau scolaire puisque plus de 80% des cours restent « présentiels » contre 20% de cours en ligne. La France semble avoir du mal à se mettre au numérique bien que nous soyons en 2020 et en plein contexte de crise sanitaire, c’est un problème. Certains dirons que tous les étudiants n’ont pas tous accès à un ordinateur, mais les bibliothèques universitaires pourraient prendre le relais, lorsqu’un étudiant en vraiment a besoin (à condition que les effectifs soient réduits et les mesures sanitaires appliquées).

Retrouvez d’autres infos sur le lien suivant (article du journal Le Parisien).

Et vous que pensez-vous de la situation actuelle ?