France : pays le plus touché d'Europe par le virus

La situation sanitaire en France

Bien que nous aurions voulu vous transmettre de bonnes nouvelles, en ce vendredi 06 novembre 2020, le contexte sanitaire actuel de la France n’a rien de réjouissant. Selon plusieurs informations, la France serait le territoire européen le plus contaminé de tout le continent. Afin de mieux comprendre comment en est-on arrivé là, voici un article à visée informative basée sur les propos du journal Le Point.

Ce jeudi 5 novembre 2020, le Directeur General de la Santé Jérôme Salomon a affirmé que la France était actuellement le pays le plus touché par le covid-19 de toute l’Europe avec plus d’un million de cas en France, contre 8 millions de cas dans le reste du continent. C’était à l’issue de la conférence de presse donnée avec Olivier Véran, afin de faire un premier point sur la situation, depuis la mesure de confinement.

58.000 nouveaux de covid-19 cas en 24 heures, toujours en France.

Ces résultats proviendraient essentiellement des campagnes massives de dépistage réalisées partout en France. Ce constat affecte forcément le milieu hospitalier qui ne cesse de crouler sous les nouvelles admissions. La crainte d’une situation incontrôlable est donc bien présente et dans cette même logique les prévisions font froids dans le dos. Actuellement sur 3000 nouveaux cas de covid-19 qui arrivent à l’hôpital, 447 nouveaux patients qui sont admis en service de réanimation.

D’ici la seconde quinzaine de novembre, si la situation sanitaire continue de se dégrader, il est estimé que 6000 patients pourraient bien être en réanimation (covid-19 et autres pathologies confondues). Comment ? En effet, l’Institut Pasteur projette ces chiffres conséquents en se basant sur la situation actuelle. Bien que 3000 cas de covid-19 aient été déclarés en 24 heures (chiffres du mercredi 04 novembre 2020), les estimations pourraient être le double d’ici la fin du mois de novembre et donc, le risque de saturation serait encore plus dramatique.

Olivier Véran demande aux Français de se ressaisir

Ce dernier a expliqué pendant cette même conférence de presse que bien que la fatigue et la lassitude soient de rigueur et avec raison, il serait grand temps de faire preuve de plus de vigilance, face à un virus qui tue des gens chaque jour. De plus, si on ne fait pas plus attention, cette situation ne fera que perdurer dans le temps. En attendant, pour résumer la conférence de presse qui a eu lieu, le gouvernement n’a pas imposer de nouvelles restrictions. Bonne ou mauvaise idée ?

Pour prendre l’exemple des restrictions sur les ventes de boissons alcoolisées, afin de limiter au maximum les réunions privées dites « clandestines », rien n’a été évoqué ou modifié, donc pas de mesures restrictives de ce côté-là. Rien non plus sur l’éventualité de limiter voire d’interdire la livraison et la vente de plats à emporter par les restaurants. La seule chose que l’on doit retenir est d’appliquer les gestes barrière et de rester prudent, face au virus.

Déception pour le corps médical ?

Incompréhension surtout. En effet, la situation est catastrophique, mais on ne fait rien de plus, sûrement pour ne pas affecter davantage l’économie déjà fragilisée par la situation. Mais dans ce cas, comment faire reculer des chiffres qui n’arrêtent pas de grimper sans renforcer la situation ? Et en même temps, comment renforcer la situation si certains citoyens ne respectent pas les restrictions déjà en vigueur ? Le gouvernement serait-il dépassé par la situation actuelle ?

La solution est donc pour le milieu hospitalier d’encourager à la déprogrammation des soins dits non-urgents, afin de pouvoir se concentrer sur les personnes atteintes par le covid-19. La situation que craignait donc le personnel hospitalier semble prendre forme. Le gouvernement a néanmoins annoncé un renfort « jusqu’à 8000 aides-soignants en plus d’ici la fin de l’année ». La plupart de ses renforts sont des élèves infirmiers, mais est-ce vraiment suffisant au sein d’une situation pandémique ?

Plus d’infos via le journal Le Point.